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    mastermind

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  • Hamza El Mahdi

    Né en 1991 à Tétouan
    Diplômé de l’Institut National des Beaux-Arts de Tétouan

    Une fois diplômé, l’artiste a travaillé en tant que graphiste. Il s’est senti littérale- ment téléporté dans son nouveau travail et a eu le sentiment d’être complétement formaté par le contexte médiatique. Il a alors décidé d’axer sa recherche et sa création sur les no- tions de formatage et de conditionnement.
    En e et, l’artiste choisit l’image forte et radicale du nourrisson qui subit son tout premier formatage dès la naissance, en pas- sant d’un milieu aquatique à un espace aé- rien, pour lequel sans adaptation immédiate, il n’y a pas de vie possible. En parallèle et par opposition, il utilise l’image de l’astronaute qui ne peut respirer dans l’espace que grâce à sa combinaison. L’artiste nous interroge sur la nécessité d’être conditionné à notre envi- ronnement, car nous vivons dans un monde où sans ajustement nous ne pouvons ni sur- vivre, ni vivre ensemble.

  • Amine Asselman

    Né en 1989 à Toulouse

    Le travail de l’artiste oscille constam- ment entre esthétique et revendication, entre fonctionnel et artistique. Nous vivons dans un monde capitaliste qui propose la globali- sation comme solution aux con its de l’hu- manité. Une solution qui prétendrait ouvrir les frontières, mais nalement ce que cela a réellement entraîné c’est la montée de murs et de clôtures. Les frontières ne sont pas seu- lement ces barrières qui séparent les pays en con it, elles sont économiques et politiques. Les frontières se trouvent au sein des pays eux-mêmes, voire à l’intérieur des villes et des quartiers. L’urbanisation actuelle génère de nouvelles formes de mobilité, mais aussi de nouvelles frontières entre le centre et la périphérie. L’artiste nous propose une illus- tration de cette contradiction qui s’est insé- rée dans notre paysage quotidien. Ces postes électriques très présents dans notre environ- nement sont le symbole de la globalisation, bien que les pics fassent directement al- lusion aux barrières et aux frontières aussi omniprésentes dans notre vie quotidienne.

  • Ahmad Karmouni

    Né en 1994 à Assilah
    Etudie à l’Institut National des Beaux-Arts de Tétouan

    Fasciné par le volume et l’éphémère, l’artiste a réalisé l’installation d’une ville mo- derne imaginaire construite en sel. Dans ce travail, il remet en question le développe- ment que nous subissons dans notre envi- ronnement urbain.
    Les immeubles font aujourd’hui partie de notre paysage et les gens ont des objectifs de vie personnelle et de reconnais- sance sociale basés sur des biens matériels. Les liens humains et sociaux sont complé- tement négligés. Cette œuvre en sel met en avant la fragilité et l’obsolescence program- mée de cette ville éphémère, vide et froide.

  • Adam Belarouchia

    Né en 1993 à Rabat

    Diplômé de l’Institut National des Beaux-Arts de Tétouan

    Adam, reprend les codes du milieu dans lequel il a évolué comme support de son travail. Il présente des tirages photo is- sus de dessins graphiques sur lesquels vient se poser un message, un mot écrit en néon.Il reprend des expressions popu- laires du langage courant en darija pour former des mises en situations. Comme avec le mot «Wakha», qui veut dire «d’ac- cord» mais qui est utilisé pour tergiverser, ou «Z3am» qui signi e «Courage» («Sois courageux»). En a chant ces mots en néon et par contraste avec les dessins sur lesquels ils se superposent, l’artiste, lui-même issu de cette génération futile et nonchalante, pour laquelle tout est facilement accessible, à por- tée de main ou à portée de clic, présente de façon ludique certaines problématiques de la jeunesse actuelle, comme la tendance à la procrastination, éau de la jeune généra- tion, ainsi que l’angoisse du passage à l’âge adulte, qui a lieu de plus en plus tard.