• Élisabeth Ballet

    « … Être là, intensément présent à cet instant. Est-ce pour véri er cette présence que l’œuvre entière d’Élisabeth Ballet tend à placer le corps dans l’espace, est-ce pour éviter le vertige du vide que ses espaces sont dessinés, tracés, enclos ? Les limites sont un enjeu, les frontières un pari.
    Des lignes, un plancher, des grilles, des surfaces, pour délimi- ter, pour tenir, mais dans un même temps des murs à franchir, des parois à escalader, des escaliers à monter, des niches pour contenir. (Se) construire pour (se) dépasser. » écrit Alexia Fabre, directrice et conservatrice du Mac Val à Vitry (Musée d’Art Contemporain du Val-de-Marne) qui vient de clore la très belle exposition aux sculptures magistrales d’Élisabeth Ballet. Pour cette artiste chaque commande est une occa- sion de mettre ses sculptures (à la limite de l’abstraction) à l’épreuve d’un lieu. Elle dessine, réalise des plans, comme une architecte. Elle conçoit ses œuvres à chaque fois comme une aventure nouvelle qui devra répondre à une narration à la fois spatiale et poétique qui relate des faits réels ou imaginaires.
    Ainsi Swing est-elle née à Berlin de la vision d’un arbre: «Entre la vitre de ma fenêtre et la façade qui me fait face s’élève le tronc dépouillé d’un marronnier, il n’y a pas de vent, pas d’oiseaux, pas de bruit ; l’action se situe au milieu de l’hiver. Un homme habite en face, au deuxième, un étage au dessus du mien. Toute la journée, exclusivement le dimanche et les jours fériés, il apparaît nu et disparaît régulièrement derrière sa fenêtre ; de temps à autre, il sort de mon champ visuel, en prenant son temps, doucement, et s’assied sur ce qui doit être son lit. L’homme a une relation muette avec moi : il se tient debout comme sur le devant d’une scène de théâtre, rideaux fermés-rideaux à demi clos-rideaux largement ouverts. Je tra- vaille au premier étage de cet immeuble qui est vide de tout
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    autre occupant le week-end, je suis seule avec lui, j’attends, et je le lme. Il est venu à moi et, forcément une histoire a com- mencé… au Centre national de la photographie, « Entrée dans la cour » (2000), puis à l’exposition « Vie privée » au Carré d’art (2002). Cet homme dans sa nudité me renvoie à l’intérieur de mon appartement, à moi-même en miroir. » (…)
    Swing qui procède de cette histoire a fait l’objet d’une com- mande publique, à l’échelle de la ville. Dans E ets de miroir, faute de place, nous présentons des maquettes de cette œuvre et d’autres pièces dont, en réalité, l’échelle n’a pas de limites. Elles sont des morceaux d’histoire. Et comme Swing, Sur la plage et Dans un jardin (extraites de la série Suite pour face à main), ces trois pièces clôturent ou renvoient non seulement à une extériorité, mais encore elles s’ouvrent ou se referment sur un épisode poétique ou romanesque. Il importe d’ailleurs de savoir se promener à l’intérieur du catalogue d’une expo- sition d’Élisabeth Ballet comme à l’intérieur des œuvres elles- mêmes. Le « récit » participe de l’œuvre. Chacune a sa notice rédigée par l’artiste dont nous avons reproduit ici un extrait. Et, il ne faudra pas oublier de regarder les pièces à la lumière de leurs titres et des références culturelles, littéraires ou poé- tiques qu’elles induisent.

  • Saïd Afifi

    L’univers intemporel de Saïd Afifi nous interpelle au même titre que ces romans ou ces lms de science- ction qui ont marqué notre imaginaire collectif. Ils nous viennent, pour ne citer que ceux-là, de Jules Verne, Ka a ou George Orwell en passant par Metropolis de Fritz Lang, Brazil de Terry Wil- liams, Blade Runner de Ridley Scott ou de la ville, boursou ée d’ambition, de Star Wars… L’espace urbain (ou ses restes) tel qu’il les explore est au cœur des univers de science- ction. Ces cités imaginaires allient délires urbanistiques, inventions technologiques et décadences archéologiques.
    De ces diverses concrétions du passé et du futur naît une ten- sion qui semble inhérente aux œuvres de cet artiste, entre des archéologies historiques et des archéologies contemporaines aux dystopies techno-futuristes glaciales. À cela près que plus son projet est circonscrit dans un espace-temps limité aux deux dimensions de la photographie, plus Saïd A s’impose la contrainte de concentrer la dramaturgie que cela recouvre. De Métabolisme casablancais il écrit : « C’est un projet qui tente d’observer l’état des lieux d’un paysage urbain en pleine expan- sion / suspension. Il nous invite à déambuler de façon bipo- laire dans une ville délaissée et fantomatique qui n’est abritée que par nos fantasmes et désirs les plus fous qui rêvent d’une métropole ultra-moderne.
    utopies urbaines moderne. Le mouvement métaboliste japo- nais en urbanisme et architecture se place au cœur de cette ré exion, comme ultime référence. Il s’agit en l’occurrence d’un pont imaginaire qui se crée désormais entre Tokyo d’après- guerre et Casablanca d’aujourd’hui. »
    À travers ces paysages futuristes ou dévastés Saïd A explore, par delà un monde subréel et brutaliste, les recoins de notre mémoire telle qu’elle instruit aussi une meilleure compréhen- sion des détours inquiétants de nos cerveaux contemporains.

  • Hamza El Mahdi

    Né en 1991 à Tétouan
    Diplômé de l’Institut National des Beaux-Arts de Tétouan

    Une fois diplômé, l’artiste a travaillé en tant que graphiste. Il s’est senti littérale- ment téléporté dans son nouveau travail et a eu le sentiment d’être complétement formaté par le contexte médiatique. Il a alors décidé d’axer sa recherche et sa création sur les no- tions de formatage et de conditionnement.
    En e et, l’artiste choisit l’image forte et radicale du nourrisson qui subit son tout premier formatage dès la naissance, en pas- sant d’un milieu aquatique à un espace aé- rien, pour lequel sans adaptation immédiate, il n’y a pas de vie possible. En parallèle et par opposition, il utilise l’image de l’astronaute qui ne peut respirer dans l’espace que grâce à sa combinaison. L’artiste nous interroge sur la nécessité d’être conditionné à notre envi- ronnement, car nous vivons dans un monde où sans ajustement nous ne pouvons ni sur- vivre, ni vivre ensemble.

  • Amine Asselman

    Né en 1989 à Toulouse

    Le travail de l’artiste oscille constam- ment entre esthétique et revendication, entre fonctionnel et artistique. Nous vivons dans un monde capitaliste qui propose la globali- sation comme solution aux con its de l’hu- manité. Une solution qui prétendrait ouvrir les frontières, mais nalement ce que cela a réellement entraîné c’est la montée de murs et de clôtures. Les frontières ne sont pas seu- lement ces barrières qui séparent les pays en con it, elles sont économiques et politiques. Les frontières se trouvent au sein des pays eux-mêmes, voire à l’intérieur des villes et des quartiers. L’urbanisation actuelle génère de nouvelles formes de mobilité, mais aussi de nouvelles frontières entre le centre et la périphérie. L’artiste nous propose une illus- tration de cette contradiction qui s’est insé- rée dans notre paysage quotidien. Ces postes électriques très présents dans notre environ- nement sont le symbole de la globalisation, bien que les pics fassent directement al- lusion aux barrières et aux frontières aussi omniprésentes dans notre vie quotidienne.

  • Ahmad Karmouni

    Né en 1994 à Assilah
    Etudie à l’Institut National des Beaux-Arts de Tétouan

    Fasciné par le volume et l’éphémère, l’artiste a réalisé l’installation d’une ville mo- derne imaginaire construite en sel. Dans ce travail, il remet en question le développe- ment que nous subissons dans notre envi- ronnement urbain.
    Les immeubles font aujourd’hui partie de notre paysage et les gens ont des objectifs de vie personnelle et de reconnais- sance sociale basés sur des biens matériels. Les liens humains et sociaux sont complé- tement négligés. Cette œuvre en sel met en avant la fragilité et l’obsolescence program- mée de cette ville éphémère, vide et froide.

  • Adam Belarouchia

    Né en 1993 à Rabat

    Diplômé de l’Institut National des Beaux-Arts de Tétouan

    Adam, reprend les codes du milieu dans lequel il a évolué comme support de son travail. Il présente des tirages photo is- sus de dessins graphiques sur lesquels vient se poser un message, un mot écrit en néon.Il reprend des expressions popu- laires du langage courant en darija pour former des mises en situations. Comme avec le mot «Wakha», qui veut dire «d’ac- cord» mais qui est utilisé pour tergiverser, ou «Z3am» qui signi e «Courage» («Sois courageux»). En a chant ces mots en néon et par contraste avec les dessins sur lesquels ils se superposent, l’artiste, lui-même issu de cette génération futile et nonchalante, pour laquelle tout est facilement accessible, à por- tée de main ou à portée de clic, présente de façon ludique certaines problématiques de la jeunesse actuelle, comme la tendance à la procrastination, éau de la jeune généra- tion, ainsi que l’angoisse du passage à l’âge adulte, qui a lieu de plus en plus tard.

  • GVCC

  • Bulgari

    16 rue Ain Harrouda, Racine Bulgari Boutique

    Bulgari a toujours été à l’avant-garde de l’art à travers ses créations et ses collaborations artistiques de renom. C’est donc tout naturellement que la marque est le partenaire exclusif de la première édition de la Art Week de Casablanca. Dans un élan visionnaire, Bulgari offre à 3 street artistes son espace emblématique rue Ain Harrouda pour une exposition inédite, osée et éphémère, sous le signe de la liberté créative dans sa forme la plus spontanée. Soumaya Kanouni Directrice générale associée La création artistique est ce qu’il y a de plus noble et de plus pur autour de nous. Nous devons la chérir et l’honorer, qu’elle soit issue des cercles institutionnels ou qu’elle vienne de la rue. C’est chose faite avec cette première édition de la Art Week de Casablanca et son parcours unique et surprenant qui ravira les amateurs d’art. Je suis fière d’y participer et de mettre en lumière le Street Art Marocain et son émouvante énergie. Je souhaite que cette édition enthousiasmante rencontre auprès du public et des collectionneurs le succès qu’elle mérite pour que nous puissions célébrer l’art dans toutes ses formes, année après année, lors de ce prestigieux rendez-vous.  «J’inscris l’Expo Wind of Freedom, dans un model d’action ou l’inattendu ,l’ impensable et l’inimaginable interpellera pour offrir matière à réflexion et ouvrir une Brèche à la pensée unique.» Abid Abid commence à dessiner en défiant l’autorité à travers des caricatures satiriques de ses professeurs à l’école. La fenêtre de sa chambre d’enfant donnait sur les rails de la gare. Tous les matins du haut de son immeuble de 9 étages, il assiste à un spectacle unique: la sortie des trains vandalisés par les graffeurs vandales de son quartier. Ayant baigné dans la culture hiphop, skate et sports de combat, le graffiti est tout naturel chez Abid et devient un mode de vie à part entière. Il peint à Paris, Copenhague, Londres, Barcelone et multiplie les collaborations avec des artistes de Bruxelles à Jeddah. En 2011 il acte le retour au Maroc et développe la calligraphie et le réalisme en gardant toujours une pure touche Graffiti. Sa dernière série d’oeuvres nommée «Berberism 2.0» est une rencontre entre l’univers berbère traditionnel, le futurisme numérique et l’allégorie du temps. La série est basée sur le concept «Glitch» qui désigne les bugs visuels informatiques liés à une fluctuation dans les circuits électroniques provoquant un dysfonctionnement visuel répétitif et glissant. Autrement dit c’est le résultat visuel inattendu et coloré d’un bug de programme. Abid exprime dans cette série le face-à- face du « bug du temps» des traditions et de l’ère numérique. Majid el Behar Majid est le pionnier du Street Art de la région de Beni Mellal. Puni pour avoir utilisé une mallette de maquillage pour peindre un mur à 8 ans, c’est 10 ans plus tard qu’il commence à peindre les murs de sa ville avec des portraits de Ray Charles et Jimi Hendrix. Partagé entre sa pratique professionnelle du Basket Ball et la passion du Street Art, une malheureuse blessure mettra un terme à sa carrière sportive et poussera Majid à se lancer définitivement dans l’art. Dès lors, il multiplie les murs, participe au festival Remparts à Azemour, à l’exposition collective «La nuit des galeries» à Beni Mellal, au Jidar de Rabat puis expose au siège de la Société Générale à Casablanca.  Il développe actuellement une série nommée « Fucklorism » en s’inspirant de patterns à la fois avant-gardiste et traditionalistes, pratiquant des inserts figuratifs en conservant toujours la dynamique et l’énergie du Street Art. « Fucklorism » car selon Majid il n’y a pas besoin de faire dans le folklore pour faire de l’Art Marocain. Un artiste Marocain fait de l’art Marocain par définition. Ce que les gens appellent le Folklore, c’est tout simplement son identité. Mais selon Majid, l’humain est un être multiple et mouvant ne pouvant être réduit à sa simple identité. Il est bien plus que cette identité et restera toujours un être en mouvement. La série «Fucklorism» est l’expression esthétique de cette opinion encrée chez l’artiste.` Senzo Senzo rencontre l’art dans un cadre douloureux. L’art sera la bulle d’air d’évasion vitale dès son enfance. Rescapé d’un handicap moteur, c’est dans le centre hospitalier pour enfant qu’il se plonge dans le dessin. Réintégré à l’école, il excelle en dessin et se fait payer en gâteau par ses petits camarades pour leur faire leurs devoirs de dessin, provoquant un mini scandale dans son école. C’est dans le sud de la France qu’il passe son adolescence et se lance corps et âme dans le Graffiti le plus dur. Contraint à changer son nom de tagueur pour éviter des condamnations judiciaires, il monte un collectif d’artiste « One Salam », se spécialise dans les portraits et parcourt l’Europe pour peindre toujours plus de murs. Il peint son premier graffiti au Maroc en 2004, 6 ans plus tard il décide de s’y installer définitivement et se concentre sur la recherche artistique dans une ferme abandonnée dans la région de Casablanca. Senzo est fasciné par cet élément naturel symbolique et onirique qu’est le nuage. Il développe actuellement une série nommée «Géo-Cumulonimbus» autour des textures abstraites, des dynamiques géométriques en mêlant cet élément naturel pour un rendu oscillant entre l’abstrait, l’onirisme, et le graphisme moderne. «Parce que l’art est Sséditieux par essens , je me plais à m’imaginer qu’il est possible de mettre en lumière Le Street Art Marocain , et donner ses lettres de noblesse à cet Art qui se sépare de toutes structures conventionnelles»

  • Galerie Shart

    19 Boulevard Moulay Rachid, Anfa Le Casablanca Hotel

    Pionnière en matière d’art contemporain, la Galerie Shart c’est soixante expositions individuelles et collectives de vingt trois artistes montrés dans un flux continu pendant dix ans. Dans sa volonté de donner encore plus de visibilité aux artistes et à leurs œuvres, la Galerie Shart les accompagne aussi dans des projets « hors les murs ». Ainsi la Galerie Shart propose à l’occasion de la Art Week une exposition de travaux d’artistes sélectionnés parmi ceux que la galerie représente ou a représenté. Les travaux de Monia Abdelali, Yassine Balbzioui, Kenza Benjelloun, Ignacio Burgos, Mounat Charrat, Moulay Youssef El Kahfai, Salim Mouline, Pimax, Said Qassi, Selfati, Aline Thomassen, Youssef Titou, et Bill West seront mis en lumière dans une scénographie inédite.  Monia Abdelali Née au Maroc en 1964 Préoccupée par la condition de la femme arabe d’aujourd’hui, Monia Abdelali vacille entre allusions voilées et dévoilées. Doté d’une créativité débordante, son travail est une protestation sans concessions contre les effets de la mondialisation et les heurts civilisationnels qui en résultent. Usant d’une ironie féroce comme arme principale, peintre et sculpteur, elle tourne en dérision les injustices auxquelles sont confrontés les oubliés du troisième millénaire. Yassine Balbzioui Né au Maroc en 1972 Le quotidien reste la principale source d’inspiration de Yassine Balbzioui, un quotidien sans cesse décalé sous son regard insolite. Il y entrechoque de nombreux univers, ceux du cinéma – séries Z et films d’horreurs –, du théâtre, de la danse, des contes et des légendes. Tout est propice à nourrir son insatiable imaginaire. En perpétuelle recherche, il se renouvelle sans cesse à travers de multiples médiums. Son œuvre théâtralisante met en exergue de manière radicale et systématique l’ « esprit de sérieux », et s’évertue, avec un vitalisme jamais démenti et une énergie débordante, au mélange de l’Art et de la Vie. Kenza Benjelloun Née au Maroc en 1966 Opérant dans un cadre ouvertement moderne Kenza Benjelloun explore les issues du silence et de l’intériorité. Plongée dans la couleur seule, elle expérimente la dématérialisation du dessin et pousse la couleur vers une saturation qui interroge la relation qui lie l’artiste à la matière. Elle privilégie une peinture active où l’acte physique de peindre renforce l’énergie déjà manifeste dans son travail sur la couleur.  21 Ignacio Burgos Né en Espagne en 1968 Artiste peintre appartenant au mouvement de la nouvelle figuration, Ignacio Burgos propose, avec une gestuelle maîtrisée, une œuvre admirable qui chronique avec sensibilité la condition humaine. Ses personnages habitent leurs propres vies, douloureuses et sensuelles, un instantané animé où se rencontrent des destins dont le déterminisme et le quotidien ritualisé sont figurés avec une certaine distance Mouna Charrat Née au Maroc en 1965 À travers des nuances de noir, de gris et de blanc, Mounat Charrat est dans une quête constante de la lumière. Spirales, labyrinthes et pierres sont les symboles de son questionnement sur le sens de la vie et la notion du temps. Entre visible et invisible, la peinture de Mounat Charrat porte en elle-même le rythme de la spontanéité créatrice et les traces d’un mystère incertain, trouble, et lointain. Moulay Youssef Elkhafai Né au Maroc en 1969 Moulay Youssef Elkahfai propose une autre façon d’aborder l’Art : celui de la légitimité de la forme comme propos pictural, l’envers de la chose ressemblante. Son thème de prédilection est la passion pour l’Humain. Ainsi, dans ses travaux, hommes et femmes se dévoilent de manière inattendue dans une quête permanente d’humanisme et de poésie. Salim Mouline Né au Maroc en 1966 Brillant coloriste Salim Mouline remet en question le regard confortable généralement porté sur l’acte créatif. Dans un univers burlesque, il réinvente l’art populaire à l’aide de nouveaux codes qui posent un questionnement sur la représentation et le Beau, propose une œuvre qui s’entend au delà de se voir, et invente de nouvelles voies expressives.  Pimax Né en France en 1975 Artiste urbain, Pimax milite, dans un univers décalé, contre les déviances de la société de consommation actuelle. Controversées et provocantes, ses œuvres font écho à une connaissance de l’histoire de l’Art maitrisée et renvoient à la force de la mémoire collective et aux représentations de notre imaginaire. Détournant les codes de la Pop culture, Pimax transforme constamment les icônes transgénérationnelles en acteurs d’une nouvelle scène de l’Art contemporain. Said Qassi Né au Maroc en 1970 Said Qassi peint discrètement, sans bruit, pour nourrir en silence cette matière avec laquelle il fait corps. Son idée du noir, non pas comme une couleur mais comme un « innervé de lumière », est le socle de sa recherche et de l’identité de son œuvre. C’est avec cette seule couleur de lumière, celle de la résurrection, que Said Qassi interpelle ceux qui vivent dans la seule peur de « l’après corps ». Selfati Né au Maroc en 1967 Artiste maitrisant le dessin et la peinture, la créativité minimaliste de Selfati est néanmoins empreinte d’une force téllurique et souvent poétique. Usant de peu de couleurs et d’aplats sans recherche d’effets plastiques, son travail porte sur la thématique du rapport de l’Homme à sa nature première, celle de l’enfance et de la découverte du monde immédiat. Son univers peuplé de chevaux rêvés se nourrit de ses souvenirs d’enfance, un monde d’où jaillissent ses images étranges où se mêlent imaginaire et réel.  23 Aline Thomassen Née aux Pays-Bas en 1964 Aline Thomassen compose des rapprochements parfois teintés d’une dimension surréaliste. Elle nous fait découvrir des personnages féminins dans leurs intimités quotidiennes et donne une nouvelle profondeur à la figure galvaudée de l’odalisque. Si elle ne se soucie nullement d’une description réaliste, son dessin n’en est pas moins chargée du sujet primordial qu’elle traite : le corps, son vécu, ses fantasmes et ses désirs. Youssef Titou Né au Maroc en 1978 Youssef Titou, qui a fait le noble choix de la peinture, prend délibérément le risque de nous faire partager une autre façon de s’exprimer où l’effet de l’émotion esthétique est suscité par les seules caractéristiques de la matière sculptée et agencée. Son œuvre laisse transparaitre toute la sensibilité d’un artiste dont le travail se décline dans une rigueur et un ascétisme exigeants. Youssef Titou poursuit la démarche des philosophes qu’il a étudié dans la quête de l’essentiel et lutte sans cesse entre un chaos intérieur et la quête d’un ordre en perpétuelle construction. Bill West Né au Royaume Uni en 1944 Excentrique, Bill West est le peintre de la conscience, de la folie, de la colère, et du pardon. Dépourvue de tension, son œuvre simplifie visuellement le signifiant pour faire surgir le signifié. Il observe la nature, l’approche sans préambule pour capter son sens créatif et éblouissant, et la révèle par la couleur et la lumière.  

    Contact

    Soumaya Kanouni Bulgari 16 rue Ain Harrouda, Racine Casablanca soumaya.kanouni@ltblux.ma

    +212522951895

    Contact production Projet Wind of Freedom Thamud Mellouk Placebo Studio thamud.mellouk@gmail.com

  • Galerie Tandem

    19 Boulevard Moulay Rachid, Anfa Le Casablanca Hotel

    Galerie d’inspiration unique au Maroc qui présente des pièces maîtresses d’art contemporain, des meubles d’art anciens tout comme une séléction d’objets précieux et bijoux. La Galerie Tandem offre un large choix de mobilier d’époque, ainsi que des accessoires de décoration de meilleures fabriques. Des collections de meubles, en édition limitée, effectuées sur mesure, réalisées par des artisans d’art sélectionnés parmi les plus prestigieux. Galerie Tandem est aussi une galerie d’art olfactive avec des parfums d’ambiance de collection. L’originalité de la Galerie Tandem est de présenter l’Art dans un décor quotidien et intime, avec ce supplément d’âme qui est le sien. La galerie Tandem propose, au sein du parcours officiel de La Art Week, des créations et ses oeuvres d’exception. 

    Contact

    Hassan Sefrioui Galerie Shart 12 rue El Jihani, Racine Casablanca

    info@galerie-shart.ma

    +212522394980